Face aux mesures de confinement mises en place à cause de l’épidémie de Covid-19, les produits sous signes de qualité n’ont pas tous vécu la crise de la même manière. Si certains ont vu leurs ventes s’envoler en magasins, d’autres ont été durement impactés. Ainsi, « forts de leur agilité face à cette crise inédite, les professionnels envisagent l’avenir de leurs produits sous signes de qualité et d’origine avec espoir, mais aussi avec beaucoup d’inquiétude », indique la fédération des signes officiels de qualité (Fedelis) ce lundi 25 mai 2020. À l’approche de la réouverture en restauration collective et commerciale, les attentes des professionnels sont nombreuses.

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« S’adapter aux contraintes imprévisibles »

La crise de coronavirus, qui a provoqué la fermeture de certains débouchés et une fluctuation imprévisible de la consommation alimentaire à domicile, a contraint les professionnels à s’adapter. Si les œufs ou la farine sous signes de qualité ont connu « une hausse inattendue des achats en magasins », d’autres filières n’ont pas connu un tel succès. L’agneau de Pâques a frôlé la catastrophe. Quant à la production des veaux sous label rouge et IGP, elle est aujourd’hui « dans une situation délicate et peine à trouver des solutions », rapporte Fedelis.

La filière des produits aquatiques sous label rouge pâtit également de ce marché bouleversé et « reste suspendue à la reprise d’activité normale des rayons de la poissonnerie et à la réouverture des restaurants », poursuit l’organisme.

Travailler avec les distributeurs et la restauration

« Pour assurer la pérennité de cette offre d’exception et retrouver la place qu’elle avait dans les achats des Français avant la crise, les professionnels ont la ferme volonté de continuer à travailler en étroite collaboration avec les distributeurs et veulent faire perdurer leurs relations nouées durant la crise », fait savoir Fedelis. En ce sens, les acteurs des filières souhaitent que leurs produits sous signes de qualité « figurent plus clairement » dans les rayons des magasins, « et plus largement sur les sites de vente en ligne. »

De même, les professionnels espèrent que la restauration commerciale et collective « privilégiera l’approvisionnement en produits sous signes officiels de qualité et d’origine, afin de répondre à la demande de produits régionaux et de soutenir ces filières qui ont souffert de la crise », indique la fédération.

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Lucie Pouchard