Alors que l’épidémie liée au coronavirus Covid-19 continue de se répandre dans l’Hexagone, l’Anses lève toute ambiguïté quant à l’implication des animaux dans la diffusion de la maladie. « Dans le contexte actuel et au vu des informations disponibles publiées, le passage du SARS-CoV-2 [coronavirus responsable de la maladie Covid-19, NDLR] de l’être humain vers une autre espèce animale semble actuellement peu probable », indique l’agence, dans une note publiée le 11 mars 2020.

Depuis son émergence en décembre 2019 en Chine, « les connaissances acquises sur le coronavirus responsable de la maladie Covid-19, montrent que la voie principale de transmission du virus est interhumaine, par contact entre les personnes ou à travers l’inhalation de gouttelettes infectieuses émises par les patients lors d’éternuements ou de toux », complète l’Anses. Elle reconnaît toutefois que le virus « semble avoir pour source initiale un animal. Il provient probablement d’une espèce de chauve-souris avec ou sans intervention d’un hôte intermédiaire. »

Transmission directe par les aliments exclue

La contamination d’un animal étant peu probable, « la possibilité de transmission directe du virus par un aliment issu d’un animal contaminé a été exclue par les experts », poursuit l’Anses. Dans l’hypothèse de la contamination d’un aliment par un humain malade, elle pourrait avoir lieu « par le biais de gouttelettes respiratoires issues d’un patient contaminé ».

L’agence rappelle que « par analogie avec d’autres coronavirus connus, ce virus est sensible aux températures de cuisson. Ainsi, un traitement thermique à 63°C pendant 4 minutes (température utilisée en liaison chaude en restauration collective) permet de diviser par 10 000 la contamination d’un produit alimentaire. »

V. Gu.