« Dans le contexte actuel et au vu des informations disponibles, l’Anses considère qu’il n’existe actuellement aucune preuve que les animaux domestiques (animaux d’élevage et de compagnie) jouent un rôle épidémiologique dans la diffusion du SARS-CoV-2 », affirme l’Agence nationale, dans une note publiée le 20 avril 2020. Par ailleurs, « aucun cas de contamination de l’Homme par un animal de compagnie n’a été à ce jour rapporté ».

Cette publication de l’Anses confirme le premier avis de l’agence publié le 9 mars dernier. Entre-temps, des « premiers résultats d’enquête sur l’infection éventuelle des animaux de compagnie dans les foyers de Covid-19 ou sur les modèles d’inoculations expérimentales de certaines espèces d’animaux domestiques » ont été acquis.

Les jeunes chats et les furets réceptifs au virus

Les résultats des « premières infections expérimentales publiées depuis le 9 mars » indiquent que les porcs et les volailles (poulets et canards) ne sont pas réceptifs au SARS-CoV-2, « dans les conditions des deux essais conduits en Chine et en Allemagne ». Les chiens sont de leur côté peu réceptifs, « dans les conditions expérimentales de l’unique étude publiée par des chercheurs chinois ».

En revanche, les jeunes chats sont réceptifs au virus, « sur la base des résultats de l’unique essai expérimental disponible. » La réceptivité du furet est également démontrée dans trois études expérimentales. L’animal « développe des signes cliniques et des lésions au niveau de l’appareil respiratoire consécutives à l’infection, ainsi qu’une transmission avérée du virus aux furets contacts. Il en va de même pour le hamster », précise l’Anses

Garder les personnes malades à distance

De rares cas de contamination et/ou d’infection naturelle des animaux de compagnie par le SARS-CoV-2, faisant suite à des contacts étroits avec leurs propriétaires eux-mêmes atteints du Covid-19, ont également été rapportés. « Ces cas restent sporadiques et isolés au regard de la forte circulation du virus chez l’Homme et de l’ampleur de la pandémie actuelle », avise l’Anses.

L’agence rappelle néanmoins la « nécessité de préserver les animaux de compagnie d’un contact étroit avec les personnes malades et d’appliquer les mesures d’hygiène de base lors du contact avec un animal domestique ». Il s’agit notamment du lavage des mains « avant et après l’avoir caressé, après le changement de sa litière, et d’appliquer les gestes barrières dans toutes les situations ».

V. Gu.