Comme chaque année, l’Institut de l’élevage (Idele) édite un compte rendu détaillé des résultats du contrôle laitier de l’année précédente, en collaboration avec France conseil élevage (FCEL) et le Comité national brebis laitière (CNBL). L’édition 2020 de l’ouvrage, publiée le 18 mai 2020, témoigne d’une amélioration notable de la qualité du lait produit par les élevages français.

Situation cellulaire des vaches laitières en nette amélioration

91,3 %Des lactations qualifiées issues des races prim’holstein, normande et montbéliarde.

En 2019, 36 700 exploitations bovines ont fourni 2,3 millions de lactations qualifiées au Contrôle laitier. L’effectif des élevages suivis accuse un repli de presque 6 % sur un an. Ce phénomène est en partie compensé par la croissance des cheptels. L’an passé, « 47,5 % des élevages comptent plus de 60 lactations qualifiées contre 40 % en 2017 », note l’Idele.

La productivité moyenne des vaches laitières françaises est à 8 446 kilos de lait par tête et par lactation (335 jours en moyenne), soit 20 kilos de moins qu’en 2018. Sans surprise, les holsteins caracolent en tête (9 226 kilos), suivies des montbéliardes (7 157 kilos) et des normandes (6 643 kilos). Sur la qualité, « les taux moyens augmentent et atteignent 40,1 g/kg pour le Taux Butyreux (+0,3) et 32,5g/kg pour le Taux Protéique (+0,1) » sur l’ensemble de la lactation, souligne l’institut. Les normandes (77,2 g/kg), brunes (76,5), jersiaises (94,5) et pies rouges des plaines (76,6) présentent les meilleurs taux de matière utile.

Au niveau sanitaire, « les proportions de lactations avec une numération cellulaire de l’ensemble des contrôles inférieure à 300 000 cellules atteint 49,6 % en 2019 » contre 41 % dix ans auparavant, ajoute l’Idele.

Allongement de la durée de lactation des chèvres

96,8 %Des lactations qualifiées issues des races alpine et saanen.

En caprins, le nombre de troupeaux actifs au contrôle laitier (1 500) reste stable mais le nombre de lactations qualifiées (250 000) est en repli de 2,5 % par rapport à 2018. « Les gros troupeaux (>250 lactations) représentent 23 % des élevages et 51,6 % des lactations », précise l’Idele. Une tendance inverse à celle observée en élevage bovin puisqu’en 2016, plus de 25 % des exploitations caprines suivies présentaient au moins 250 lactations.

Le niveau moyen de production des chèvres françaises reste stable autour de 963 kilos par tête et par lactation. La saanen est la race la plus productive, avec une moyenne à 999 kilos en 2019. L’alpine suit avec 949 kilos. « Avec 318 jours de lactations en 2019, la tendance à l’allongement de la durée moyenne de lactation observée en 2018 se confirme », relève l’Institut technique. En 2017, la durée de lactation moyenne était de 312 jours. Au niveau qualitatif, « le TP et le TB progressent pour atteindre respectivement 33,2 g/Kg (+0,2) et 37,5 g/Kg (+0,4). »

Productivité des brebis laitières à la hausse

En ovin lait, le cheptel suivi en contrôle laitier officiel (CLO) est relativement stable sur un an, après deux années de forte hausse : 330 000 brebis présentent à la mise bas et 278 000 lactations étudiées en 2019. Le nombre d’exploitation est également constant, autour de 760 exploitations.

« La production laitière moyenne augmente (+2,1 litres par rapport à 2018) et atteint 286,3 litres en 169 jours de lactation (+2 jours) », explique l’Idele. Une évolution positive portée par l’ensemble des races pyrénéennes, tandis que la productivité des lacaunes stagne (330 litres) et que celle des corses (147,5 litres) enregistre un repli de plus de 12 litres.

A. Courty