Retour à la table des négociations pour les producteurs de Lactalis. En discussion, l’élaboration d’un contrat-cadre visant à mettre en place une nouvelle formule de détermination du prix du lait. « Le contrat original avait été refusé car il ne rentrait pas dans le cadre, déclare Serge Le Toquin, secrétaire de l’APLBL. Aujourd’hui, nous demandons une plus grande transparence sur le partage de la valeur ajoutée et la prise en compte des coûts de production, conformément aux préconisations de la loi Sapin II. »

« Ne pas signer seul un avenant non négocié »

L’APLBL compte sur sa dynamique d’adhésion de nouveaux producteurs pour peser dans les négociations avec Lactalis. « Nous avons enregistré 200 nouveaux adhérents sur le dernier exercice, portant notre OP à 1 500 producteurs. C’est un signe encourageant dans un contexte de diminution du nombre d’exploitations », commente Serge Le Toquin. Le secrétaire de l’APLBL souhaite également avertir les producteurs hors OP. « Nos négociations apporteront des éléments nouveaux au contrat. Il serait dommage pour un producteur de signer seul un avenant non négocié. »

Pas de date limite pour la fin des négociations.

Les discussions suivent actuellement leur cours avec Lactalis. S’il affirme que l’APLBL veut faire « au plus vite et au mieux », Serge Le Toquin n’annonce pas d’échéance quant à la fin des négociations. « Le rapport doit changer entre producteurs et transformateurs, il faut donc prendre le temps nécessaire. Mais nous sentons une meilleure écoute de la part de nos interlocuteurs », conclut-il.

V. Gu.