Selon la loi sur l’agriculture et l’alimentation, « la proposition initiale de contrat revient [maintenant] au producteur ou à son OP, rappelle le syndicat dans son communiqué diffusé ce 19 mars 2019. Or, des acheteurs industriels comme Lactalis ou Danone profitent scandaleusement de l’évolution de ce cadre réglementaire pour fragiliser davantage encore les producteurs isolés et s’attaquer à la défense collective des intérêts des éleveurs laitiers. »

Pression sur les producteurs

Bilan, les producteurs qui n’adhèrent à aucune OP ou « membres d’une OP transversale France Milk Board (FMB) ont reçu un courrier de leur acheteur leur signifiant qu’ils devaient dans un délai très court annoncer s’ils proposaient un avenant à leur contrat de leur propre chef ou s’ils déléguaient cette charge à leur acheteur. »

Le syndicat accuse les industriels de jouer sur « la peur de ne plus être collecté. Le fait de devoir être à l’initiative du contrat et ce dans un délai raccourci engendrent une réelle pression sur le producteur au point de se sentir contraint de déléguer cette proposition d’avenant à son acheteur. Acheteur qui ne manquera pas d’imposer son contrat et la détermination du prix qui en découle, au détriment du producteur. »

La Confédération paysanne demande à ces producteurs de « ne pas signer l’éventuel avenant proposé par leur acheteur et de rejoindre les OP transversales FMB sur leur territoire. Ils seront ainsi couverts par la proposition d’accord-cadre réalisée par l’OP à laquelle ils auront donné mandat. Nous souhaitons aussi alerter l’État : l’inversion de la contractualisation est insuffisante sans une action contraignante pour rééquilibrer le rapport de forces actuel entre laiteries et producteurs. »