« Après un mois de février décevant, le porc, viande économique, a enregistré de belles performances avec des croissances de 20 à 30 %, notamment en jambon cuit, saucisserie, saucisson sec », rapporte l’Ifip, Institut du porc, dans une note publiée le 31 mars 2020. Les plats cuisinés appertisés ont également connu un franc succès, « avec des croissances de plus de 100 % ». Les ventes dans la grande distribution seraient en passe de se stabiliser dans les prochaines semaines.

« Ce rééquilibrage devrait s’opérer au profit des produits emballés du libre-service, aux détriments des coupes de la boucherie et de la charcuterie. Les prix se stabilisent pour l’instant, selon les données Nielsen. » Par ailleurs, le remplissage des rayons pourrait se compliquer « sur les références à plus faible rotation, et les enseignes pourraient être amenées à réduire leur assortiment en privilégiant les produits cœur de gamme. »

Vers un « retour des premiers prix » ?

Selon l’Ifip, « les habitudes adoptées par les Français et les Européens dans les conditions du confinement pourraient être favorables au soutien de la consommation de porc, ses produits trouvant bonne place dans des repas économiques et à domicile. » Le commerce en ligne et les plats cuisinés livrés en sortiraient notamment gagnants.

En outre, l’impact économique de la crise sanitaire est potentiellement synonyme de baisse du pouvoir d’achat des consommateurs. « Le prix pourrait ressurgir plus fortement comme clé d’entrée vers les produits et avec lui, le retour des premiers prix, des marques de distributeurs et des concepts hard discount », analyse l’Ifip.

V. Gu.