Les importations de viande ovine, en octobre 2019, reculent de plus de 9 % en volume et de 13 % en valeur par rapport à 2018. Les envois en provenance du Royaume-Uni ont notamment baissé de 7 % et ceux en provenance de la Nouvelle-Zélande ont dégringolé de 45 %. À l’inverse, les achats de en provenance de l’Espagne ont augmenté (+30 %). Depuis janvier, les importations totales de viande ovine sont stables en volume mais se replient en valeur (–4,6 %) par rapport à la même période de 2018.

Hausse des prix en novembre

Pour les cours des ovins, les tarifs s’affichent à la hausse. Ceux de l’agneau, en novembre, s’établissent à 6,43 €/kg de carcasse, soit un niveau supérieur à celui de 2018 mais aussi à la moyenne quinquennale. « La baisse de la demande ainsi que le repli des importations de viandes en provenance du Royaume-Uni contribuent à soutenir les cours », estime Agreste dans sa note de conjoncture.

En novembre 2019, les abattages d’agneaux (234 000 têtes) dépassent de 3 % ceux de novembre 2018. Le niveau des abattages des réformes est lui aussi en augmentation par rapport à celui de l’année dernière (+2 %). En cumul sur l’année, les abattages reculent en têtes, mais se maintiennent en poids.

La production ovine, en octobre 2019, est légèrement plus faible qu’en octobre 2018 (–0,6 %). La hausse de la demande extérieure en ovins vivants (+4 100 têtes sur un an) conjuguée au repli des importations (–2 000 têtes) conduit à une amélioration du solde des échanges d’ovins vivants.

M.-F. Malterre

Votre analyse du marché - Ovins

Le manque de marchandise anime le commerce

Le commerce des agneaux est assez actif. La demande des magasins reste calme, mais les disponibilités manquent. Cela dynamise les échanges sur les cadrans. L’offre manque aussi en Grande-Bretagne et en Espagne.