En 2020, « la filière laitière a fait preuve d’une relative résilience dans un monde économique fortement perturbé », résume Benoît Rouyer, directeur de l’économie et des territoires au sein de l’interprofession laitière (Cniel), dans une vidéo mise en ligne sur YouTube le 1er mars 2021.

Malgré tout, le prix du lait standard conventionnel, établi en moyenne à 329 €/1 000 litres en 2020, a perdu 6 €/1 000 litres par rapport à 2019. « Il n’y a pas de signe de dégradation de la conjoncture laitière à court terme », rassure-t-il. Mais si les marchés sont globalement bien orientés, les retombées de la crise économique en devenir rendent « imprévisibles » leur évolution dans les prochains mois.

Marchés bien orientés

La collecte laitière française présente « une très légère croissance de 0,2 % sur l’ensemble de l’année 2020 », indique Benoît. La décroissance engagée sur le quatrième trimestre se poursuit, et s’amplifie, en ce début d’année 2021. Cette baisse des disponibilités s’explique par « une moindre qualité des fourrages » et un cheptel en repli de 80 000 vaches laitières sur un an.

Quant à la valorisation beurre poudre du lait, la situation s’améliore progressivement. En France, la cotation du beurre oscille autour de 3 400 € la tonne depuis plusieurs mois maintenant. Le prix de la poudre maigre progresse de nouveau faiblement, pour atteindre 2 400 € la tonne. « Ces niveaux de prix restent en deçà des valeurs atteintes au début de 2020, avant le déferlement de la pandémie en Europe », note toutefois l’économiste du Cniel.

Alexandra Courty