Pour répondre à la demande pascale, les importations d’agneaux vivants ont bondi de 910 % en mars 2021 par rapport à mars 2020. Dans sa note d’Infos rapides publiée le 28 mai 2021, Agreste totalise 26 079 têtes importées dans l’Hexagone à cette période. « Les animaux, déjà engraissés, proviennent principalement de l’Espagne », note le service de la statistique du ministère de l’Agriculture.

En mars, les importations de viande ovine ont également dépassé de 50,6 % en volume le niveau de 2020. « Outre la demande pascale, cette forte hausse serait en partie liée à du transit de viandes en provenance du Royaume-Uni. Les importations en provenance de ce pays sont multipliées par 2,4 sur un an. Si les achats en provenance de l’Irlande et de la Nouvelle-Zélande reculent, ceux de l’Espagne augmentent », analyse Agreste.

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Les exportations affichent une dynamique haussière

Sur cette même période, les exportations d’ovins vivants, comptabilisant 33 000 têtes, ont augmenté de 22,4 % par rapport à mars 2020. « Représentées à plus de 80 % par des ventes d’agneaux, cette hausse concerne majoritairement le marché espagnol et des animaux légers », indique Agreste.

En mars, « les exportations françaises de viande sont multipliées par 5,9 sur un an. Ces envois correspondraient à des réexportations de viande en provenance du Royaume-Uni, vers l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas », reprend Agreste.

« Comme en janvier et février, les envois français de viande ovine ont été boostés par la réexpédition de viande britannique », résume l’Institut de l’élevage.

Les abattages ralentissent après le pic de Pâques

En avril 2021, les abattages d’agneaux se replient de 18,5 %, en têtes, et 17,9 %, en poids, par rapport à 2020. « Ces baisses sont à considérer au regard du calendrier de la fête de Pâques : premier week-end d’avril en 2021 et second week-end d’avril, en 2020 », recontextualise le service du ministère.

Du côté des prix, le cours de l’agneau baisse traditionnellement après le pic lié à la fête de Pâques. Il reste néanmoins à un niveau élevé que l’an passé, à 7,53 €/kg carcasse en avril, « soutenu par une demande active, grâce au Ramadan ».

Lucie Pouchard