Dans une note de conjoncture publiée le 26 juin 2020, Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture indique que la production ovine française a reculé de 1,3 % entre avril 2020 et avril 2019. Pendant « le mois pascal », les abattages d’ovins de réforme sont également en repli, en glissement annuel, de 2,4 %.

L’agneau français mis en avant

Du côté des importations, la tendance est aussi au repli. Celles d’agneaux vivants sont passées de 9 000 têtes en avril 2019 à 2 000 têtes en avril 2020. Dans ce laps de temps, les exportations en vif ont progressé de 21 %. Les importations de viande ovine reculent pour le quatrième mois consécutif, malgré la fête de Pâques. Elles chutent de 29 % en glissement annuel.

« Face à la crise et comme le mois précédent, l’ensemble de la filière, distribution comprise, s’est rassemblé autour de la mise en avant de l’agneau français », précise Agreste. Toutefois, en avril, la consommation française de viande ovine a reculé de 15 %. « Sur les deux mois de mars et d’avril qui correspondent aux fêtes pascales, le recul atteint 13,5 % », ajoute le service de la statistique du ministère.

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Des cours en progression même après Pâques

Du côté des abattages d’agneaux, ceux de mai 2020 dépassent de 10,4 % en têtes et de 8,5 % en volume ceux de l’an passé. Quant aux abattages d’ovins de réforme, ils progressent de 2,6 % en têtes et de 6 % en poids, en glissement annuel toujours.

Le cours moyen de l’agneau est aussi en hausse. En effet en mai 2020, à 6,47 €/kg carcasse, il est supérieur de 3 % au niveau de 2019. Agreste note même qu’ils ont augmenté de 13 centimes par kilo de carcasse entre avril et mai 2020 alors que « traditionnellement les cours chutent après Pâques ».

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Le service du ministère de l’Agriculture explique cette progression en raison de la fin du Ramadan le 24 mai 2020, mais aussi de l’assouplissement des mesures liées à la crise du Covid-19 qui ont pu avoir « un effet positif sur la demande en viande ovine ».

M.-A. B.