En mars 2022, les abattages d’agneaux ont reculé de 24,1 % en nombre de têtes par rapport à leur niveau de 2021 et de 7,9 % par rapport à la moyenne 2017-2021, indique Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans sa note d’Infos rapides du 29 avril 2022. De leur côté, les abattages d’ovins de réforme sont en hausse de 8,3 % en têtes sur un an.

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Toutefois, l’évolution des abattages d’agneaux « est à relativiser compte tenu du positionnement de la fête de Pâques, premier week-end d’avril en 2021 et à la mi-avril en 2022 », précise Agreste.

30 centimes par kilo de plus que l’an dernier

À l’approche de Pâques, le cours de l’agneau a progressé moins fortement que l’année passée même s’il reste supérieur au cours de 2021. Il s’établit à 7,60 €/kg carcasse, soit 30 centimes d’euros par kilo de carcasse au-dessus de son niveau de l’an dernier.

Hausse des importations d’ovins vivants

Les importations d’ovins vivants dépassent de 35,1 % (+2 638 têtes) leur niveau de 2021. Cette hausse concerne en majorité des achats d’agneaux en provenance des Pays-Bas et de l’Irlande.

Les exportations d’agneaux augmentent de 2,5 % sur un an avec 30 900 têtes. « Le repli des ventes vers l’Espagne est compensé par des envois ponctuels vers Israël (6 000 têtes), l’Algérie (près de 1 900 têtes) et par une augmentation de 57,3 % des ventes vers l’Italie », souligne Agreste.

S’agissant du commerce extérieur, les importations de viande ovine à destination du marché français rejoignent le niveau de l’an passé. « Parmi les principaux pays fournisseurs, seuls les achats en provenance de la Nouvelle-Zélande et de l’Irlande progressent », relève Agreste.

Laurine Mongenier