La cotation française du porc charcutier entrée abattoirs (classe E + S) s’est établie à 1,38 €/kg de carcasse en novembre, chiffre Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans sa dernière note d’Infos rapides. Elle perd 2 centimes sur un mois et 11 centimes sur un an. Une baisse jugée « contenue », par rapport aux tendances observées chez nos voisins européens.

« Malgré le dynamisme du secteur de la transformation à cette période de l’année, le marché européen reste déséquilibré par l’excès de disponibilités et le repli des exportations vers la Chine, explique Agreste. En outre, la reprise de la Covid-19 et la propagation de la PPA en Allemagne génèrent des incertitudes sur l’évolution des marchés. »

En France, les abattages de porcins reculent de 1,3 % sur un an en novembre, en effectif et en poids. En cumul sur les 11 premiers mois de l’année, ils s’alignent sur leur niveau de 2020.

La consommation intérieure est dynamique

Sur le mois d’octobre, dernières données disponibles, « la consommation apparente de viande porcine est soutenue : +4,3 % sur un an et par rapport à la moyenne sur cinq ans. »

La perte de volumes engendrée par le repli des abattages français (−1,8 % par rapport à 2020 en octobre) est compensée par une forte baisse des exportations d’animaux vivants (−42,2 %) et de viande et graisse porcines (−2,6 %), « en lien avec la chute des ventes à la Chine. »

Les importations de viande progressent de 21,2 % en octobre, en volume, « notamment en provenance de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de l’Espagne. »

Alexandra Courty