Le nouvel étalon de comptage cellulaire du lait, élaboré sous l’égide de la Fédération internationale du lait (Fil), entre en vigueur aujourd’hui, le 1er avril 2021. Le recalibrage des appareils de mesure pourrait conduire à une baisse des concentrations en cellules somatiques de l’ordre de 15 à 20 %, sans lien avec les conditions d’élevage des vaches laitières.

Une nouvelle donne qui « met en lumière la pénalité qui s’appliquait jusqu’alors aux producteurs français », estime la Confédération paysanne, dans un communiqué publié le 31 mars 2021.

Ne pas revoir le paiement du lait

Ainsi, le syndicat « se réjouit de l’application de ce nouveau référentiel » qui devrait « permettre de corriger l’injustice de rémunération qui pénalisait et mettait en difficulté les producteurs laitiers. »

Mais pour que l’impact sur le prix du lait soit positif, « cet ajustement technique ne doit en aucun cas servir d’excuse aux industriels et coopératives laitières pour revoir les grilles de paiement du lait et le prix de base », souligne la Confédération paysanne, qui appelle les interprofessions laitières (vache, chèvre, brebis) à veiller au grain.

En novembre 2020, la directrice du Cniel, Caroline Le Poultier, avait indiqué à La France Agricole que « les grilles de paiement à la qualité, notifiées à Bruxelles, n’allaient pas bouger » et que la gestion des primes, des pénalités et de l’adaptation potentielle du prix de base « se fera directement entre les laiteries et les producteurs. »

Alexandra Courty