« Nous souhaitons défendre le pastoralisme en communiquant positivement sur l’impact économique, sociétal et environnemental de nos pratiques », explique Olivier Maurin, éleveur dans les Pyrénées-Atlantiques, élu et président de la FNDP lors de l’assemblée générale (1) du 1er février 2020 à Villefort (Lozère).

Coordonner les actions entre les territoires

« La prédation a été le facteur déclenchant pour créer notre fédération lors d’un grand rassemblement en juin 2018 au mont Lozère. Nous avons décidé d’affronter aujourd’hui ce sujet des plus préoccupants en coordonnant les actions et les connaissances entre les différents territoires de montagne de France et d’Europe, les éleveurs, les scientifiques et les élus. »

La FNDP ambitionne « de combler efficacement et rapidement le déficit de connaissances sur des pratiques d’élevage ancestrales, sources indéniables de biodiversité et de bien-être animal. Un équilibre aujourd’hui mis en danger par la présence de prédateurs comme le loup et l’ours, souligne Olivier Maurin, éleveur en Lozère, cofondateur et vice-président de la FNDP, en charge de la communication. Nous allons reprendre la parole pour communiquer de façon pertinente et argumentée auprès des médias et des citoyens et rétablir des vérités sur le pastoralisme. »

Soutien politique et scientifique

Revoir le classement du loup et de l’ours dans la convention de Berne fait également partie des priorités. Patricia Morhet-Richaud, sénatrice des Hautes-Alpes et responsable du groupe en charge du pastoralisme au Sénat, Jacques Blanc, rapporteur de l’avis sur le pastoralisme au Comité européen des Régions, Pierre Morel-À-L’huissier, député de la Lozère et défenseur des bruits de la campagne à l’Assemblée nationale, sont venus apporter physiquement leur soutien à la FNDP tout comme l’Association des communes pastorales de Paca présidée par Denise Leiboff.

La FNDP sera présente au prochain Salon international de l’agriculture à Paris avec le Coram (2) pour le projet de classement de la transhumance à l’Unesco et pour un hackathon réunissant développeurs numériques et bergers pour imaginer de nouveaux outils numériques au service du pastoralisme.

Monique Roque Marmeys

(1) Le bureau du conseil d’administration de la FNDP est composé de deux collèges avec 10 éleveurs et bergers dans le 1er et 6 élus et scientifiques dans le second.

(2) Coram : Collectif des races des massifs