« D’un point de vue éthique, environnemental, sanitaire et de bientraitance des animaux, l’exportation de chevaux vivants vers le Japon est absurde », déclare la Confédération paysanne dans un communiqué du 20 avril 2021. Pour autant, le syndicat reconnaît que le sujet est « complexe » et « délicat. »

« Ce marché fait suite à la forte demande japonaise, pour substituer le thon rouge de moins en moins disponible », relate la Confédération paysanne. Les poulains français partent en avion et sont soumis, une fois sur place, à un programme d’engraissement visant à obtenir une viande très grasse.

Une filière redynamisée

« Ce nouveau débouché a permis de redynamiser la filière chevaline en déprise, notamment celle des chevaux de trait qui subissait une baisse continue du nombre de naissances », souligne la Confédération paysanne, qui regrette que la consommation française soit tournée vers la viande d’importation. « Cette incohérence est à relier avec la forte opacité dont souffre la filière du cheval, dans son organisation et son fonctionnement », ajoute le syndicat.

Le syndicat condamne les exportations sur de longues distances, notamment en dehors de l’Europe et recommande de privilégier « une production et une consommation locales, dans une démarche d’agriculture paysanne, en relocalisant les outils de production ».

Marie-France Malterre