« Après plusieurs mois de baisse, la collecte laitière européenne a donné des signes de redressement sur mars, note l’économiste dans sa dernière note de conjoncture. Pour autant, cette tendance ne semble pas se confirmer. Les sondages hebdomadaires indiquent une rechute de la collecte sur la fin d’avril et au début de mai, aussi bien en France qu’en Allemagne. »

Une demande qui s’améliore

L’écart par rapport à 2016 y est de 3 à 4 %. Pendant ce temps, la demande mondiale montre des signes d’amélioration. « Les exportations communautaires de poudre de lait et de fromages se sont fortement redressées en mars, détaille-t-il. Dans ce contexte, le prix du beurre se maintient à des niveaux très élevés tandis que celui de la poudre de lait écrémé se redresse légèrement. »

L’Europe dispose de 350 000 t de poudre de lait écrémé (PLE) en stock. Ce qui pèsera sur le redressement du prix qui pourrait toutefois « s’écarter de manière significative du prix d’intervention au cours des prochaines semaines. Le second semestre s’annonce dans un contexte davantage favorable pour autant, seule une diminution significative des stocks d’intervention permettrait de conforter ce revirement de conjoncture. »

Il reste à savoir « si les conditions d’offre et de demande seront suffisamment favorables pour permettre à la Commission européenne d’amorcer prochainement une phase de déstockage des poudres d’intervention », tempère Benoît Rouyer.