Les éleveurs peuvent souscrire des mesures de protection contre les loups, si leur troupeau pâture dans des zones à risque définies au travers de cercle 0, 1, 2 et 3. Le cercle 0, correspond au foyer des attaques, tandis que le cercle 3, tout récemment définit dans l’arrêté du 4 décembre 2019 est situé en périphérie.

Voir aussi : Règlementation — Nouveau cadre de protection contre les grands prédateurs, avec explication sur les cercles 0, 1, 2 et 3 (05/12/2019)

Ce cercle 3 devrait recouvrir une large partie du territoire français. Il englobe les communes (ou parties de communes) incluses dans les départements comprenant déjà des communes classées en cercle 1 et 2 et les communes (ou parties de communes) dans les départements limitrophes des départements des communes classées en cercle 1 et 2.

Les éleveurs du cercle 3 pourront souscrire les aides 2, c’est-à-dire la mise en place de chiens de protection, dès lors que le pâturage, de leurs ovins ou caprins, a lieu pendant au moins 90 jours cumulés (mais moins de 30 jours cumulés en cercles 0, 1, 2, consécutifs ou non).

Pas de consultation

« Nous n’avons pas été consultés pour le zonage de ce cercle 3, regrette Claude Font, de la Fédération nationale ovine (FNO). Nous ne sommes pas contre l’idée de ce cercle 3, mais pas dans une telle proportion dans l’immédiat. La filière des « chiens de protection » n’est pas assez structurée pour l’instant. Elle est incapable de fournir le chien qui lui convient à chaque éleveur. »

L’effectif de ces bergers à quatre pattes a explosé au cours des dernières années et avec eux les conflits de voisinage ou avec les touristes. Avec cet arrêté, Claude Font craint la multiplication des conflits. « Ils risquent de se généraliser sans que l’on puisse les maîtriser, ajoute-t-il. La demande va exploser alors que le référencement du comportement des chiens n’est pas terminé. »

M.-F. Malterre