Dans un courrier envoyé le 30 novembre 2020 à la présidence de la section caprine d’Interbev, la Coordination rurale (CR) réclame la suspension « immédiate » du prélèvement des cotisations interprofessionnelles pour les chevreaux aux éleveurs naisseurs, « et ce jusqu’au 31 mars 2021, dans l’attente d’une amélioration des cours ».

Le 26 novembre, le syndicat avait déjà annoncé ne plus participer aux réunions interprofessionnelles « prospectives chevreaux » (1) tant que les prix resteraient à des niveaux aussi bas.

À lire aussi : Filière, les engraisseurs de chevreaux sont dans le rouge (23/11/2020)

« Le prix d’achat ne couvre même pas l’alimentation »

« Le prix d’achat de nos chevreaux est d’environ 60 cts/kg, ce qui équivaut à une valorisation par animal d’à peine 2 €, quand ils ne sont pas tout simplement donnés », témoigne François Ferdier, éleveur caprin dans l’Hérault et représentant de la CR à l’interprofession, dans un communiqué diffusé le 1er décembre.

Alors que les seuils de prix pratiqués ne « couvrent même pas l’alimentation et encore moins le temps passé pour les soins », les cotisations « continuent à être prélevées », dénonce François Ferdier. Si la suspension temporaire des cotisations interprofessionnelles « ne résoudra pas la situation », elle permettra une « rétribution de prix aux naisseurs, qui sont tous aujourd’hui en difficulté », estime-t-il.

Lucie Pouchard

(1) Travail pour résoudre durablement l’écoulement des chevreaux à un prix rentable pour tous, y compris pour les naisseurs.

Votre analyse du marché - Ovins

Le marché reste sous-approvisionné

Les disponibilités dans les élevages sont faibles. Dans le même temps, les industriels sont confrontés à une offre à l’importation peu importante et plus onéreuse que ces dernières années.