La FNB n’a pas tardé à réagir à l’adoption du Ceta par le Parlement européen le 15 février 2017. « Les députés n’ont donc que faire de la situation de crise structurelle, qui condamne, chaque jour un peu plus, le modèle d’élevage vertueux qui est le nôtre ! lance la FNB dans son communiqué. Ils n’ont que faire des demandes répétées des consommateurs pour une alimentation saine, qualitative, fruit d’un modèle d’élevage familial ! »

Le syndicat attend des « décideurs européens, s’il en est encore », qu’ils annoncent « dans les prochains jours les mesures compensatoires, hors budget agricole, et à la hauteur de l’impact sur le marché, qu’ils mettront en place pour sauvegarder notre modèle d’élevage. Sans quoi, l’Europe continuera de courir aveuglément à sa perte, comme un canard dont on aurait coupé la tête. Nous demandons l’abandon immédiat de toute négociation, qui autoriserait l’entrée de plus de tonnes de viande sur notre marché ! »

L’interprofession déçue

« C’est avec une grande déception et incompréhension que les professionnels de la filière de la viande bovine française constatent malheureusement la décision des députés européens de ratifier l’accord, déplore Interbev dans le communiqué diffusé le 16 février 2017. Un accord contre lequel ils s’opposent depuis des mois, car destructeur pour l’élevage bovin européen et qui pourrait fragiliser encore plus la filière. »

Interbev ne renonce pas pour autant à faire barrage au Ceta. C’est maintenant vers l’Assemblée nationale qu’elle va orienter son action. « Si cette étape devrait permettre l’entrée en vigueur du Ceta dès le mois de mars de manière provisoire, il devra toutefois faire l’objet d’un vote par le Parlement français. C’est donc au niveau national que l’interprofession de l’élevage et de la viande entend poursuivre sa mobilisation et demandera aux candidats à l’élection présidentielle de se positionner. »