Le ministère de l’Agriculture indique, dans sa note de conjoncture datée d’avril 2016, que le troupeau caprin comptait plus de 1,2 million de têtes en novembre 2015, soit un repli de 3 % par rapport à l’année précédente. L’effectif de femelles saillies diminue de plus de 2,7 %. Les producteurs de la nouvelle Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes concentrent 36 % du cheptel total caprin de souche, c’est-à-dire chèvres et chevrettes saillies.

La production de viande caprine recule, et devrait baisser encore en 2016, vu le repli des effectifs. « La baisse de la production est dans ces conditions estimée à 3 % environ », indique le ministère. En 2015, 753 000 animaux ont été abattus. « Ce repli s’explique essentiellement par la baisse de 3,3 % des abattages totaux de chevreaux compensée en partie par une hausse des abattages de chèvres de réforme », précise le ministère.

Moins d’abattages en Europe

Le commerce extérieur des caprins vivants reste faible. Les exportations reculent et les importations sont faibles. Quant à la viande, les exportations reculent de près de 1,5 %, mais les importations progressent légèrement, entraînant une détérioration de l’excédent commercial de viande caprine.

Ailleurs en Europe, le cheptel recule aussi en Grèce, de 2 %, mais progresse de 11 % en Espagne et de 7 % en Roumanie. Le cheptel caprin de l’Union européenne est présent essentiellement dans cinq pays du sud de l’Europe. Les abattages sont en retrait dans tous les principaux pays d’élevage caprin de l’Union européenne, à l’exception de l’Italie qui bondit de 20 %, et de la Roumanie pour laquelle les données ne sont pas disponibles. Les prévisions de production pour 2016 tablent sur une baisse de production en Grèce, en Espagne, en France et en Italie, et une hausse en Roumanie.

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