« Il nous semblerait pertinent d’évoluer, dans les restaurants scolaires, vers la généralisation du repas alternatif végétarien comme option proposée aux parents pour leurs enfants, et vers l’imposition d’un jour végétarien par semaine, dans les collèges et lycées », indique le document.

Respecter des règles nutritionnelles strictes

« Il faut naturellement s’assurer que le plat végétarien respecte des règles nutritionnelles strictes comme la nécessité d’associer légumineuses et céréales, ou légumineuses et produits laitiers. » Ces précautions étant prises, « cette orientation ne devrait pas soulever de difficultés économiques majeures pour les restaurants scolaires compte tenu du fait que les éléments du menu végétarien sont, dans l’ensemble, moins onéreux que les éléments du menu carné », assure le think-tank.

Pour Terra Nova, cette proposition permettrait aussi « de réallouer les sommes économisées à la montée en gamme globale de l’offre de restauration en privilégiant, entre autres, la viande de qualité ou les produits bio pour les autres repas ».

Une réponse au débat sur les interdits alimentaires

Avec cette proposition, qui fait partie d’un ensemble de préconisations pour alléger la consommation de viande, le « groupe de réflexion » classé à gauche assure que cela réglerait également « simplement les débats, nombreux ces dernières années, sur l’adaptation de l’offre de restauration scolaire aux interdits alimentaires d’origine religieuse ».

Pour aller vers une « alimentation durable », Terra Nova estime que les politiques publiques disposent d’un levier important en matière d’orientation des habitudes alimentaires avec la restauration collective des établissements publics, et notamment la restauration scolaire.

Inverser le ratio actuel de protéines animales et végétales

L’objectif que le cercle de réflexion propose de poursuivre est, « dans les deux ou trois décennies qui viennent, de diviser par deux notre consommation de chair animale et d’inverser le ratio actuel de protéines animales et végétales dans notre alimentation, c’est-à-dire de viser une alimentation où 60 % des protéines seraient d’origine végétale (contre environ 40 % aujourd’hui) ».

Interbev réagit

Interbev a répondu au document de Terra Nova en citant l’étude Ipsos parue le 21 novembre, selon laquelle « les Français consomment déjà seulement en moyenne 3 portions de viande (hors volaille) par semaine ».

Cette même étude rappelle « la lassitude de 63 % des Français des discours moralisateurs sur ce qu’ils doivent ou ne doivent pas manger ». L’interprofession revient également sur le fait que « l’élevage herbivore est le seul secteur capable de stocker du carbone dans les sols de ses prairies ».

AFP