« Il n’y a pas de crise sur le marché des bovins vivants et de la viande bovine : il n’y a qu’une crise du prix payé aux éleveurs », dénoncent en chœur les producteurs du Berceau des Races à Viande, après s’être réunis le 31 août 2020.

En cette rentrée 2020, le collectif est déterminé à « combattre l’absence de transparence et l’enfumage permanent dans les cours de ferme dont font preuve certains acteurs de la filière bovine, y compris coopératifs ».

« Sortir de cet ancien monde »

Pour enrayer ces « baisses de prix injustifiées », les éleveurs du Massif central demandent au Ministre de l’Agriculture de mettre en place « un outil officiel d’observation du marché bovin » regroupant « l’ensemble des indicateurs économiques utiles aux négociations, actualisés chaque semaine (données d’abattage, stocks et effectifs, exportations, cotations). » Pour eux, il s’agirait d’un moyen efficace pour « contraindre les acheteurs à sortir, une bonne fois pour toutes, de cet ancien monde dans lequel ils essaient d’enfermer les éleveurs. »

Selon Christian Bajard, coordinateur du Berceau des races à viande, « ce nouvel outil officiel et réactif nous apportera la transparence nécessaire pour tenter, enfin, de concrétiser l’ambition des États Généraux de l’Alimentation dans notre secteur. »

Dans le même objectif, la Fédération nationale bovine (FNB) publie sur Twitter, depuis la fin du mois de juillet, les indicateurs hebdomadaires de marché (cotations FranceAgriMer, abattages, effectifs et stocks, prix Insee).

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Lucie Pouchard