Cette augmentation du cheptel français est liée à celle du nombre de gros bovins, de 62 000 têtes, et d’animaux de moins d’un an, de plus de 33 000 têtes. « Le troupeau de vaches allaitantes gagne 60 000 têtes […] comparativement à l’année 2015 (+1,5 %), complète Agreste, le service de la statistique du ministère dans sa note diffusée le 12 octobre 2016. En revanche, le troupeau de vaches laitières continue de diminuer, perdant 30 000 têtes cette année encore. »

Davantage de génisses

La tendance observée précédemment concernant les bovins d’un à deux ans se confirme. L’effectif de mâles recule de 40 000 têtes tandis que le nombre de génisses progresse de 61 000 têtes. « Concernant les bovins ayant plus de deux ans, l’effectif de mâles continue d’augmenter, gagnant plus de 5 000 têtes (+1,2 %). De même, l’effectif de génisses s’accroît de 8 000 têtes en 2016, inversant la tendance observée l’année dernière », ajoute Agreste.

La production du premier semestre de 2016 dépasse de 1,4 % son niveau de l’an dernier. Celle « de vaches est supérieure de plus de 5 % à 2015, conséquence de la hausse des abattages de vaches, détaille Agreste. La baisse du prix du lait a conduit les éleveurs à augmenter la mise à la réforme. La présence dans les exploitations, de génisses de plus d’un an en nombre élevé peut permettre aux éleveurs de s’adapter […] tout en préservant le potentiel de production laitière. »

Retrait de la production de gros bovins du début de 2017

Dans le même temps, les abattages de vaches allaitantes ont également progressé par rapport à 2015. « Compte tenu du stock des animaux présents dans les exploitations au 1er mai et de la conjoncture actuelle, les prévisions de production de gros bovins dans les exploitations pour la France tablent sur une légère augmentation pour le second semestre de 2016. Au premier semestre de 2017, la production de gros bovins devrait être en retrait par rapport au niveau élevé de 2016. »

Au niveau européen, les effectifs bovins ont progressé dans la majorité des pays à l’exception de l’Allemagne et de la Pologne. « L’Irlande et l’Espagne, respectivement quatrième et cinquième pays européens en termes d’effectif connaissent la plus forte progression : +3,7 % et +3,4 %. À l’inverse, les cheptels allemands, le deuxième en Europe, et polonais, le septième, reculent. Au sein des catégories d’animaux, les évolutions sont également contrastées. »

Moins de vaches laitières en Europe aussi

Par rapport à mai 2015, les effectifs de vaches laitières reculent dans la plupart des pays producteurs : de 0,3 % en Allemagne, de 0,8 % en France, de 5,8 % en Pologne, de 5,5 % en Italie et de 3 % en Espagne. En Irlande et aux Pays-Bas, ils progressent de 7,9 % et 7,5 %. Seul celui du Royaume-Uni se maintient. Quant aux cheptels allaitants, ils progressent dans tous les pays à l’exception de l’Italie et des Pays-Bas, où les effectifs, déjà peu importants, reculent.

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Recul de la demande sur les pièces « arrière »

L’activité commerciale reste assez régulière sur le marché du vif, bien que les industriels observent un recul des commandes dans les pièces « arrière ». Le prix des aloyaux se replie, mais cette baisse n’est pas compensée par une plus-value sur les avants. Les abatteurs, qui ont moins de difficulté à s’approvisionner, commencent à mettre la pression sur les prix des laitières. La demande est également plus calme dans le domaine des allaitantes, mais la modestie de l’offre permet de maintenir les cours.