Comme l’avait promis l’interprofession du bétail et des viandes (Interbev) à l’occasion de la journée Grand Angle Viande en novembre 2020, le cahier des charges sur la « préparation sanitaire des broutards » est fin prêt. Pour accompagner la démarche, trois fiches de bonnes pratiques sont également mises à la disposition des naisseurs et des engraisseurs qui souhaitent s’y engager.

Pour prendre part à la démarche, l’éleveur naisseur intéressé doit se rapprocher de son organisation de producteurs (OP) ou de son négociant pour savoir s’il est déjà engagé dans la démarche d’Interbev en tant que porteur. Si tel est le cas, il suffit d’y adhérer. Une fois la commande de broutards préparés reçue de la part du porteur, l’éleveur doit lui transmettre en retour les documents de traçabilité du protocole vaccinal (carnet sanitaire ou document équivalent, facture ou ordonnance des vaccins).

> À lire aussi : Bovins maigres, un cahier des charges « broutard préparé » sur les rails (08/10/2019)

Une démarche « gagnant-gagnant »

Le cahier des charges offre « un cadre interprofessionnel garantissant aux acheteurs un niveau supérieur de préparation sanitaire des bovins destinés à l’engraissement ». En parallèle, les modalités fixées par la section bovine d’Interbev assurent une « sécurisation économique » à l’éleveur naisseur. « Le premier acheteur s’engage à prendre en charge le coût de préparation des broutards commandés dans le cadre de cette démarche », rapporte Interbev.

La vaccination comme gage de qualité supérieure

À travers ce cahier des charges, Interbev répond aux objectifs de lutte contre l’antibiorésistance, en limitant l’usage des antibiotiques dans les ateliers d’engraissement.

Inscrite dans une stratégie sanitaire préventive, la préparation des broutards prévoit une couverture vaccinale, garantie depuis la sortie de l’élevage et effective au moins quatre semaines, contre les trois principaux agents infectieux respiratoires rencontrés : le virus respiratoire syncytial bovin (VRSB), le virus para influenza de type 3 (Pi3) et la bactérie Mannheimia haemolytica.

Deux schémas de vaccination sont possibles, détaillés dans le graphique ci-contre :

La vaccination des broutards chez l’éleveur, telle qu’elle est définie par le cahier des charges interprofessionnel, permet de prévenir les troubles respiratoires des jeunes bovins en début d’engraissement : moins de 5 % d’animaux observés malades faisant suite à la vaccination, selon Interbev. © Interbev

Pour garantir la bonne réalisation de la vaccination, le cahier des charges « préparation sanitaire des broutards » prévoit un double contrôle :

  • Un contrôle interne : l’éleveur sera contrôlé tous les ans par le porteur de démarche.
  • Un contrôle externe : le porteur de démarche sera également contrôlé tous les ans par un organisme tiers. Le coût de préparation facturé au premier acheteur, qui doit figurer sur une ligne de facturation spécifique, sera une des modalités contrôlée par l’organisme tiers.

Lucie Pouchard
Votre analyse du marché - Bovins maigres

Une reprise lente

Avec le jour férié du 14 juillet de nombreux commerçants n’ont pas « villagé » la semaine dernière. Les éleveurs sont accaparés par les moissons et les foins et sont peu disponibles pour la vente de leurs animaux.