« En août 2020, avec plus de 69 000 têtes, les exportations de bovins maigres sont inférieures de 12 % au niveau de 2019 », analyse Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans sa note de conjoncture mise en ligne le 23 octobre 2020.

Cette baisse est intimement liée à une demande italienne en berne : à la même période, les envois de broutards s’affichent en retrait de 13 % vers l’Italie. « La baisse de la demande italienne concerne à 80 % les broutards légers (de 160 à 300 kg vif) », complète Agreste. En août, les achats espagnols de bovins français sont également en repli de 33 % sur un an.

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Les tensions en Italie pèsent sur les cours

Après de fortes dégradations des cotations des broutards mâles durant l’été 2020, le cours moyen des charolais âgés de 6 à 12 mois, établi à 2,69 €/kg vif en septembre, est inférieur de 3,3 % à son niveau de 2019.

Source : Direction générale des douanes et droits indirects

D’après les derniers chiffres de l’Institut de l’élevage, la cotation du broutard charolais U de 350 kg a repris 1 centime en semaine 41 [du 5 au 11 octobre 2020] par rapport à la semaine précédente. Son niveau reste tout de même inférieur de 3 % par rapport à 2019. Du côté du charolais U de 450 kg, son cours s’est stabilisé sur les semaines 39 à 41 à 2,32 €/kg (–4 % par rapport à 2019).

Concernant les broutards plus légers, « le prix du limousin E de 300 kg est identique depuis cinq semaines à 2,90 €/kg, soit 7 % de moins qu’en 2019 », rapporte l’Idele dans sa tendance.

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Lucie Pouchard
Votre analyse du marché - Bovins maigres

L’offre de broutards reste juste suffisante pour la demande

La modestie de l’offre continue à faciliter l’animation commerciale sur l’ensemble des marchés. Les ateliers d’engraissement se vident rapidement avec des mises en place qui ont été insuffisantes depuis un an.