En octobre 2016, les abattages totaux de bovins sont supérieurs de 0,3 % en têtes et en repli de 0,3 % en poids par rapport à la même période en 2015. Plus de 192 000 femelles de plus d‘un an sont passées dans les abattoirs, un chiffre en baisse de 1,1 % par rapport à 2015. En poids, ce recul atteint 1,7 %. « Ce repli est lié à la baisse des abattages de vaches, inférieurs de 1,7 % en têtes et 2,5 % en poids », constate le ministère. Le cours moyen des vaches reste inférieur à 2015, mais se redresse légèrement, fin octobre, pour les catégories O et R, « peut-être sous l’effet de la diminution de l’offre », avance Agreste.

Davantage de taurillons

Du côté des taurillons, toujours en octobre, les abattages sont supérieurs de 2,8 % en têtes et de 3,2 % en poids. Sur les dix premiers mois de 2016, ils reculent de 4,9 % en têtes et de 3,7 % en poids. « À 3,58 €/kg de carcasse en moyenne sur le mois d’octobre, le cours du jeune bovin de classe R reste inférieur au niveau de 2015, mais se redresse par rapport au mois précédent, ajoute le ministère. À l’instar des cours des vaches, il progresse légèrement en fin de mois. »

En veaux, les abattages dépassent de plus de 2 % en têtes comme en poids le niveau d’octobre 2015. En revanche, le cours moyen ne connaît pas sa hausse saisonnière. À 5,45 €/kg de carcasse, il est stable par rapport à septembre, et est inférieur de près de 5 % au cours d’octobre 2015.

Moins de bovins finis en septembre

Près de 405 000 têtes de bovins finis ont été produites en septembre, un chiffre en repli de 5 % comparé à 2015. Le ministère explique ce recul par le ralentissement des abattages sur la période. Les exportations totales sont dynamiques, et progressent de 12 % vers l’Union européenne, et de 6 % vers les pays tiers.

En septembre toujours, avec plus de 110 000 têtes, les exportations totales de broutards sont supérieures de 5 % à l’an dernier à la même période. Rien d’étonnant puisque c’est en septembre 2015 que les premiers foyers de FCO ont été détectés en France. Les ventes de broutards lourds, pesant plus de 300 kg vifs, bondissent de 44 %, soit 26 500 têtes. Une hausse essentiellement liée au marché italien, qui a commandé 24 700 têtes sur le mois.

En revanche, les broutards légers, de 160 à 300 kg vif, souffrent d’un repli des envois de près de 47 %, soit 21 000 têtes. Le marché turc, leur principal débouché, est toujours fermé. En octobre, le cours moyen du broutard charolais affiche 2,54 €/kg vif. Il est inférieur de près de 13 % au niveau de 2015.

Repli des exportations de viande

Avec 21 000 tec, les exportations de viande bovine sont en léger repli, de 0,4 %, en septembre. « Les ventes vers l’Italie et l’Allemagne reculent, respectivement de 2,5 %, et 14 % alors que, pour le quatrième mois consécutif, celles vers la Grèce progressent (+28 %), précise le ministère. En valeur, le recul des exportations atteint plus de 5 %, par rapport à septembre 2015. »

Vu la baisse de la demande intérieure, les importations de viande bovine reculent en septembre de plus de 5,5 %, atteignant près de 27 600 tec. En valeur, le repli est de 8 %.