Comme en octobre, les abattages français de bovins s’affichent en baisse. « Sur les onze premiers mois de l’année, le repli atteint 3,2 % en têtes et 2,9 % en poids », indique la dernière note d’Infos rapides diffusée par le ministère de l’Agriculture le 20 décembre 2019.

Ce repli concerne à la fois les vaches laitières, les mâles de 8 à 24 mois et les veaux de boucherie, enregistrant une baisse de 3,4 %, 3,2 % et 5,3 % sur un an, respectivement. Les abattages des vaches allaitantes font apparaître des niveaux stables.

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La hausse saisonnière des cours se confirme

L’offre mesurée se traduit sur les prix à la production, d’après les chiffres relevés en novembre. « À 3,82 €/kg carcasse, le cours des jeunes bovins dépasse de 2,5 % le niveau de 2018 et de 1,7 % la moyenne quinquennale », rapporte le ministère de l’Agriculture. Les veaux de boucherie profitent également de la remontée des cours. À 5,69 €/kg de carcasse, la cotation dépasse son niveau de 2018.

En vaches laitières, malgré des abattages en net retrait, les prix restent dégradés. « Le cours moyen des vaches de type O suit sa courbe de baisse saisonnière tout en étant nettement en deçà du niveau de 2018. À 2,99 €/kg carcasse, il est en repli de 2,4 % sur un an », calcule Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture.

Une demande toujours ferme à l’exportation

En octobre 2019, les exportations de broutards s’élevaient à environ 117 000 têtes, dépassant de 4,5 % le niveau de l’an passé. Les ventes de bovins mâles de plus de 300 kg connaissent la plus forte hausse (+21 %) tandis que la demande en femelles et en broutards légers recule de 11 % et 21 %, respectivement.

Les intégrateurs italiens recentrent leurs besoins sur la catégorie des mâles de plus de 300 kg, alors que la demande en femelles plafonne. Le débouché espagnol est toujours en berne, affichant une baisse de 8 % sur un an tandis que la demande algérienne en broutards mâles se confirme, avec près de 41 000 têtes recensées depuis janvier 2019.

« En novembre 2019, à 2,83 €/kg vif, le cours moyen du broutard charolais de 6 à 12 mois dépasse de 3,5 % le niveau de 2018 et de 5,3 % la moyenne quinquennale », complète le rapport.

Les exportations de viande bovine progressent

En octobre 2019, la hausse des exportations de viande bovine est estimée à 3,9 % sur un an, sous l’effet des demandes italienne (+5 %) et grecque (+11 %). Les importations françaises sont, quant à elles, en repli de 5,4 % en octobre, principalement à cause d’une baisse des achats en provenance de l’Allemagne (–13 %), tout de même compensés par ceux de l’Irlande (+6 %).

Le même mois, le déficit du commerce extérieur de viande bovine montre une légère amélioration mais reste dégradé de près de 16 000 tec sur les dix premiers mois de l’année.

En ce qui concerne la consommation apparente de viande bovine, elle affiche un recul de 6 % sur un an, en octobre 2019.

Lucie Pouchard