Au total, 95 183 broutards ont été vendus à l’exportation en octobre 2021, contre 117 581 l’an passé, à la même période. Les exportations de bovins maigres fléchissent ainsi de 19 % sur un an, d’après Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans sa note d’Infos rapides publiée le 20 décembre 2021.

En octobre, « les ventes vers l’Italie, premier marché de débouché pour la France, sont en repli de 13,2 % par rapport à l’an dernier et à la moyenne quinquennale », rapporte Agreste. Cela concerne toutes les catégories de broutards mâles et femelles. D’après l’Institut de l’élevage (Idele), « les bonnes disponibilités fourragères au début de l’automne ont incité les éleveurs à retarder la vente de leurs broutards ».

Les ventes vers l’Espagne toujours en baisse

En direction du marché espagnol, les échanges restent bien inférieurs aux années précédentes. « Les ventes vers l’Espagne sont en retrait de 43,5 % par rapport à 2020 (−45 % par rapport à 2019). Ce repli concerne majoritairement les broutards légers de moins de 160 kg dont les ventes sont divisées par deux », analyse Agreste.

Les nouvelles mesures de vaccination contre la FCO, effectives depuis le 1er septembre, continuent d’affecter les envois de broutards. « De plus, avec les fortes disponibilités de veaux laitiers à l’automne, les Espagnols ont acheté davantage de veaux français non sevrés en octobre 2021 », complète l’Idele.

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Le commerce à destination de l’Algérie s’est bien maintenu

Du côté des pays tiers, « les envois vers l’Algérie se maintiennent à leur niveau de l’an dernier » malgré la suspension de la délivrance de nouvelles licences d’importion au début du mois d’octobre. Des exportations vers l’Israël, le Qatar et la Tunisie viennent en complément.

Dans l’ensemble, en cumul entre le 1er janvier et le 31 octobre 2021, le commerce est resté stable, avec 932 339 broutards envoyés, soit −0,5 % par rapport à 2020, d’après Agreste.

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Lucie Pouchard
Votre analyse du marché - Bovins maigres

Echanges fluides

La hausse du prix de l’alimentation du bétail inquiète l’ensemble des filières d’engraissement de jeunes bovins en Europe. Malgré l’augmentation des prix à la vente, les coûts de revient peuvent s’avérer bien plus lourds en fonction des types d’atelier ou de leur grosseur. Sur les marchés, les disponibilités sont réduites en cette semaine perturbée par le jeudi de l’Ascension. La faiblesse des apports facilite les échanges dans les broutards et taurillons charolais d’herbe qui ont repris quelques centimes.