« C’est par le rétablissement des équilibres de marché que le redressement des prix pourra s’opérer et ainsi enrayer la détérioration continue des trésoreries, lance la FNB dans son communiqué de presse. Aucun plan d’aide à la trésorerie, quelle qu’en soit l’ambition, ne pourra durablement améliorer la situation des producteurs. Il faut, avant toute chose, un prix rémunérateur ! »

Une réponse française « faible »

Moins de 24 heures avant l’ouverture du Sommet de l’élevage, le syndicat tacle les pouvoirs publics français. « Au regard d’un tel marasme, jamais la réponse d’un gouvernement n’avait été aussi faible. Jamais la situation n’a été aussi intenable pour les producteurs de viande bovine. Plus de trésorerie, des prix inférieurs d’un euro aux coûts de production et un manque de fourrages pour l’hiver prochain ! »

Pour la FNB, le marché ne se redressera pas sans une intervention de Bruxelles, « compte tenu de la surproduction laitière au niveau communautaire qui conduira à un abattage supplémentaire de 800 000 vaches sur l’année 2016 ! Des mesures d’assainissement du marché, à la fois sur la viande et sur le vif doivent être prises de toute urgence. »

Redéfinir « une stratégie offensive » à l’exportation

Le syndicat demande aussi à la Commission de « redéfinir une stratégie offensive à l’exportation en complémentarité des dispositifs existants dans les États membres. Dans cette perspective, des mesures énergiques doivent être prises pour qu’enfin la France gagne, structurellement, des parts de marché à l’exportation. Cela suppose qu’enfin une véritable gouvernance politique soit mise en œuvre, accompagnée de l’organisation d’une chaîne de commandement sans faille, pour mettre un terme définitif au manque de réactivité du gouvernement français. »