Elle aurait pu s’appeler « occitane » ou encore « grise des Pyrénées », mais c’est finalement « gasconne des Pyrénées » qui a remporté la mise. En complétant le nom d’origine de la race, le Groupe gascon fait le choix de conserver l’univers gastronomique associé à l’appellation « gasconne », tout en y associant l’image du massif pyrénéen.

Les montagnes pyrénéennes apparaissent sur la nouvelle identité visuelle de la race.

« Après plusieurs enquêtes et des séances de brainstorming, il est ressorti que notre race avait un défaut d’identité, détaille Jean-Pierre Gajan, le directeur du Groupe gascon. Le grand public associe généralement le mot « gasconne » au Sud-Ouest, parfois au Gers et au foie gras. Or, si la race était relativement présente dans ce département il y a quelques décennies, ce n’est plus le cas aujourd’hui. 60 % des vaches gasconnes transhument dans les Pyrénées. Même les éleveurs pyrénéens ne se retrouvaient plus tellement dans l’appellation. »

Projet 2019-2023

Cette petite révolution s’intègre au projet plus vaste d’orientation de la race 2019-2023. « Un groupe de 12 jeunes éleveurs a commencé à travailler sur le futur de la race au début de 2017, explique Jean-Pierre Gajan. La réflexion s’est ensuite élargie à l’ensemble des membres du Groupe gascon.

Nous sommes arrivés à un équilibre sur le plan génétique : les poids de carcasse et les conformations correspondent à la demande et les vaches vêlent correctement. Dans l’immédiat, nous souhaitons entretenir cet équilibre et concentrer davantage nos moyens humains et financiers sur l’optimisation de la valorisation des produits, de la paillette à la viande. »

Concernant la mise en application du nouveau règlement zootechnique européen, le Groupe gascon s’emploie à mettre en place, en Occitanie, un « modèle d’optimisation spécial gascon », adapté à la taille de la population. Le projet 2019-2023 sera officiellement lancé le vendredi 30 novembre 2018, en même temps que l’inauguration des nouveaux locaux du Centre national gascon, à Villeneuve-du-Paréage.

Valérie Scarlakens