«Nos éleveurs recherchent en permanence de nouveaux pâturages », annonce Sébastien Attias, chef du pôle développement technique de la chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône. Dans ce contexte, la proposition de SNCF Réseau via son pôle environnement et développement durable de confier à des éleveurs l’entretien des abords des voies ferrées est tombée à pic.

À titre gratuit pour une durée de six ans

Les deux organismes ont officialisé leur partenariat le 13 mars 2021 à Arles. Rémy Benson, qui élève 500 brebis de race mérinos et des chèvres du Rove dans cette commune, est le premier agriculteur à bénéficier de ce dispositif. L’opérateur public a mis à sa disposition 7 000 m2 de talus sécurisés à titre gratuit pour une durée de six ans.

« Ces parcelles jouxtent mes terres, explique-t-il. Je me suis donc porté candidat pour les exploiter. » Rémy Benson a installé un lot de 70 bêtes sur ce terrain de la SNCF. « Je gagne quinze jours de pâturage supplémentaires, enchaîne-t-il. Dans notre région marquée par la sécheresse, ce n’est pas rien ! »

500 ha de « délaissés »

« C’est un partenariat gagnant-gagnant, assure Sébastien Attias. L’éleveur dispose d’une source d’alimentation pour ses animaux. De son côté, la SNCF n’a plus à débroussailler. » D’autres cessions vont intervenir. « Nous allons ouvrir deux autres sites, l’un à Tarascon, l’autre à Orgon, avec des superficies plus importantes, de 0 à 30 hectares », indique Sébastien Attias. Ils s’adressent aux éleveurs ovins, caprins et équins.

Dans le département des Bouches-du-Rhône, les « délaissés » appartenant à la SNCF avoisinent 500 hectares. « Nous donnons la priorité aux éleveurs dont les exploitations se situent à proximité de ces zones », précise le responsable de la chambre d’agriculture. Dans ce dispositif, l’organisation consulaire a pour mission de trouver des candidats.

Chantal Sarrazin