« En novembre 2021, les abattages de vaches laitières sont en hausse de 4,8 % en nombre de têtes par rapport à novembre 2020, estime Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture dans sa note d’infos rapides mise en ligne le 20 décembre 2021. Mais ils sont en repli de 2,7 % par rapport à la moyenne quinquennale. »

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Davantage d’allaitantes

En ce qui concerne les vaches allaitantes, les abattages bondissent de 8 % sur un an, ce qui représente environ 5 000 têtes. En cumul sur les onze premiers mois de l’année, ils augmentent de 7 300 têtes pour atteindre 703 350 vaches. À l’inverse, ceux de vaches laitières reculent de 26 538 têtes pour un total de 785 840 animaux.

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Moins de mâles

Les abattages de gros bovins mâles se replient également au mois de novembre 2021 par rapport à leur niveau de 2020 : de près de 8 000 têtes dont 7 800 de mâles de moins âgés de 8 à 24 mois. Depuis le début de l’année, les abattages de gros bovins mâles sont stables. Ils sont proches de 959 000 têtes.

Repli pour les veaux de boucherie

L’activité est également en repli pour les veaux de boucherie : 98 176 en novembre 2021 contre 101 471 un an plus tôt. De janvier à novembre 2021, 1 074 128 veaux de boucherie ont été envoyés à l’abattoir contre 1 087 190 l’an dernier, soir une baisse de 1,2 %.

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Éric Roussel
Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

La demande de fin de mois se replie

Bien que le week-end prolongé de l’Ascension soit une période favorable à la consommation, le commerce pâtit d’un repli de la demande sur cette fin de mois. Les ménages, qui voient leur pouvoir d’achat impacté par l’inflation, se reportent davantage sur des produits bon marché comme le steak haché. Cela conduit à un rétrécissement annoncé des fourchettes de prix entre les réformes laitières et les races à viande d’entrée de gamme.
Votre analyse du marché - Veaux

Les tarifs des veaux laitiers n’évoluent pas

Sur les marchés, les apports sont stables et couvrent sans trop de difficultés les besoins des intégrateurs depuis que ces derniers ont relevé leurs prix dans les gros veaux pour concurrencer le débouché espagnol. Dans les autres gammes de marchandise, les coûts de production restent un frein au relèvement des grilles tarifaires pour l’ensemble des opérateurs.