« J’ai décidé de ne pas initier de poursuites pénales à l’encontre de quiconque, les non-conformités relevées ayant cessé, a justifié dans un communiqué la procureure de la République de Périgueux, Solène Belaouar. La procédure sera par conséquent classée sans suite à raison de la régularisation des infractions. »

Didier Guillaume suspend l’activité

L’association anti-élevage L214 avait diffusé le 20 février 2020 une vidéo tournée dans l’abattoir Sobeval, situé à Boulazac, y révélant, selon elle, des « infractions multiples ». Elle y dénonçait, entre autres, des « étourdissements réalisés en violation de la réglementation », des animaux blessés mais conscients et des « contrôles de l’inconscience et de l’insensibilité des veaux quasi inexistants ».

L’abattoir, qui emploie 450 salariés et abat environ 3 400 veaux par semaine, avait vu son agrément temporairement suspendu huit jours plus tard par le ministère de l’Agriculture, en attente de « mesures correctives » avant d’être autorisé à rouvrir, sous conditions.

Une « révision » des procédures d’abattage

La préfecture avait conditionné la reprise d’activité notamment à la « révision » des procédures d’abattage, à la formation des personnels « au respect de ces nouveaux modes opératoires » et à la « fiabilisation du niveau de surveillance interne ».

Le 4 mars, le préfet de la Dordogne avait levé partiellement la suspension d’agrément, autorisant donc Sobeval à reprendre son activité d’abattage conventionnel (70 % de son activité), sous réserve notamment « d’une supervision renforcée » par une vétérinaire nouvellement recrutée.

Les services vétérinaires vérifient

Parallèlement, dans le cadre de l’enquête judiciaire, le parquet de Périgueux a sollicité à l’issue de ses investigations l’avis des services préfectoraux « afin notamment de vérifier la mise en conformité des pratiques » au sein de l’abattoir.

Il ressort du rapport reçu de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (préfecture) « que les deux process d’abattage de la SAS Sobeval (conventionnel et rituel) ont été totalement mis en conformité avec la réglementation en vigueur relative à la protection animale », conclut la magistrate.

AFP