« Le bien-être des lapins adultes élevés dans les systèmes conventionnels en cage est déficient par rapport à d’autres systèmes de détention utilisés dans l’Union européenne ». Telle est la conclusion de l’avis scientifique (à lire ici en anglais) rendu public par l’Efsa ce jeudi 9 janvier 2020. Et d’ajouter que « le principal problème de bien-être qu’ils rencontrent est la restriction de mouvement ».

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Six systèmes sur le gril

L’Agence européenne de sécurité sanitaire explique que cet avis découle « d’une comparaison complète menée sur les différents systèmes utilisés dans l’Union européenne. Il est basé sur une enquête approfondie menée auprès d’experts spécialisés […] et sur leur jugement car il existe peu de données disponibles sur le sujet. » Ce qui conduit l’EFSA à souligner la nécessité de recueillir des données sur le bien-être des lapins d’élevage dans toute l’Union européenne.

La France est un des États membres où une grande partie de l’élevage de lapins est réalisée avec l’Espagne, la Hongrie, l’Italie et le Portugal. « Les pratiques varient considérablement entre et au sein de ces pays », complète l’Efsa. Ses experts ont concentré leurs travaux sur six systèmes d’élevage : les cages conventionnelles, les cages structurellement enrichies, les clapiers surélevés, les clapiers au sol, l’élevage en extérieur/partiellement en extérieur et l’élevage biologique.

La « restriction de mouvements » pointée du doigt

Quelles conclusions tirent-ils de cette comparaison ? Que c’est dans les cages conventionnelles que le bien-être des lapins adultes est le plus faible. « La conséquence la plus importante […] est la restriction des mouvements des animaux. » Pour les lapereaux, ce sont les systèmes en extérieur qui s’avèrent les moins performants en termes de bien-être (stress thermique). Enfin, « les systèmes biologiques sont généralement favorables au bien-être », ajoute l’Efsa.

L’Agence européenne publie également deux autres avis en lien avec l’abattage des lapins. « Le premier se penche sur les méthodes d’étourdissement et identifie les dangers pour le bien-être et des indicateurs de conscience dans le processus d’abattage, détaille l’Efsa. Il propose également des mesures correctives. L’autre avis couvre les problèmes de bien-être associés à la mise à mort pour des raisons autres que la production de viande, par exemple la lutte contre les maladies. »

E.R.