« La douleur, la soif, la faim ou la limitation des mouvements », tels sont les exemples de « problèmes » relevés par l’Efsa dans un communiqué de presse diffusé ce 13 novembre 2019 après la publication de son rapport d’évaluation couvrant l’intégralité du processus d’abattage des volailles.

Les dangers rapportés par l’Efsa

Cette publication, s’appuyant à la fois sur la bibliographie et sur des avis d’experts en bien-être animal des différents États membres, rapporte qu’au total « 35 dangers ont été identifiés et caractérisés, la plupart d’entre eux étant liés à l’étourdissement et au saignement. Le personnel était à l’origine de 29 dangers, dont 28 ont été attribués à un manque de compétences dans l’exécution des tâches ou à la fatigue. »

À partir de ce constat, l’Efsa relève « l’importance d’une formation adéquate du personnel aux différentes phases de l’abattage et une identification claire des rôles et des responsabilités ».

Des avis pour la Commission européenne

« Ces avis scientifiques sont les premiers d’une série d’avis actualisés sur le bien-être des animaux d’abattage sollicités par la Commission européenne », poursuit l’Efsa. Ces mesures à la fois préventives et correctives, « à appliquer dans la mesure du possible », seront utilisées par la Commission européenne « dans le cadre de ses discussions avec l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), visant à aligner les approches en matière de bien-être animal lors de l’abattage ».

D’autres avis de ce type sont attendus par l’Efsa en 2020 sur les porcs (en mars), les bovins (en juin) et d’autres espèces (en décembre).

Lucie Pouchard