Les mauvaises conditions climatiques qui ont touché les cultures l’an dernier n’ont pas épargné l’apiculture. La production de miel s’établit à 16 099 tonnes (t) en 2016 contre 24 224 t en 2015. « Les conditions météorologiques défavorables tout au long de la saison sur l’ensemble de la France sont les principales responsables, les pluies printanières pendant certaines floraisons et les sécheresses estivales ont rendu difficile la collecte de pollen et de nectar par les abeilles », explique la synthèse FranceAgriMer publiée le 7 juin 2017.

Une bonne année pour le miel de colza

Le miel d’acacia a le plus souffert. Alors qu’il représentait la deuxième miellée du territoire en 2015, il ne compte plus que pour 6 % de la récolte totale. Le miel « toutes fleurs » reste la production principale devant le châtaignier, le colza et le tournesol.

Plus d’apiculteurs déclarés

Alors que la récolte de miel a diminué en 2016, le nombre d’apiculteur a augmenté, révèle le document de FranceAgriMer. Ils étaient 49 840 à s’être déclarés auprès de la DGAL en 2016 contre 40 944 en 2015. Parmi eux, 92 % disposent de moins de 50 ruches et produisent 25 % de la production française. « Cette catégorie regroupe principalement des apiculteurs de loisir mais également des agriculteurs disposant d’un atelier d’apiculture en tant que complément à une autre activité », décrit l’étude.

Le nombre de ruches remises en activité en 2016 se chiffre à 978 571 unités, alors que 1 316 570 avaient été hivernées. « Cet écart s’explique par un taux de remise en production de 72 %, soit 2 points de moins qu’en 2015. Ce taux prend en compte la mortalité des colonies pendant l’hiver, les colonies faibles et les non-valeurs », analyse FranceAgriMer.

La commercialisation en pot diminue

En 2016, 58 % des apiculteurs ont commercialisé leur production en pot contre 63 % en 2015. «

Jusqu’en 2015, le marché du vrac était profitable, ce qui a poussé les apiculteurs professionnels à vendre en fûts. Une tendance qui pourrait s’inverser, car le miel en vrac s’est écoulé difficilement en 2016 malgré la faible récolte », nuance FranceAgriMer.

T.D