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La France reste sur la bonne voie

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Antibiorésistance - La France reste sur la bonne voie
Photo d’illustration. © S. Leitenberger

En 2017, le volume total de ventes d’antibiotiques recule de 5,9 % par rapport à 2016 et l’exposition globale des animaux aux antibiotiques fléchit de 3,6 %. La consommation française d’antibiotiques est inférieure de 42 % à la moyenne européenne (Union européenne à 28).

« La situation de la France vis-à-vis de l’antibiorésistance est très bonne par rapport à bien des pays », se félicitait Patrick Dehaumont, directeur général de l’alimentation, ce mardi 13 novembre 2018 lors du colloque annuel de l’Anses. « Le plan Ecoantibio est un vrai succès », renchérit Roger Genet, le directeur général de l’Anses.

Des animaux moins exposés

Les chiffres de 2017 confirment cet état des lieux positif. L’an passé, l’indicateur d’exposition globale des animaux aux antibiotiques a diminué de 3,6 % par rapport à 2016. Dans le détail, il recule de 19,4 % pour les lapins, de 10,1 % pour les volailles et de 3,3 % pour les porcs, mais augmente de 1,2 % chez les bovins.

Concernant les familles d’antibiotiques critiques, la réduction de l’exposition toutes espèces confondues est marquée. Entre 2013 et 2017, elle recule de 87,8 % pour les fluoroquinolones, et de 94,2 % pour les céphalosporines de troisième et quatrième générations. S’agissant de la colistine, l’exposition globale décroît de 48 % en 2017, par rapport à la moyenne calculée pour 2014 et 2015.

Le recul des ventes se poursuit

Ces résultats vont de pair avec un net recul de ventes d’antibiotiques. En 2017, elles atteignent 499 tonnes, soit une baisse de 5,9 % par rapport à 2016 (530 tonnes). « Il s’agit du volume le plus faible depuis le début de ce suivi en 1999, où les ventes atteignaient 1 311 tonnes », précise Delphine Urban, de l’Agence nationale du médicament vétérinaire.

Entre 2011, année de référence pour le premier plan Ecoantibio, et 2017, les ventes ont régressé de 45,2 %. « Cette évolution est en grande partie imputable à une diminution des ventes d’antibiotiques administrés par voie orale. »

Moins de résistances

Du côté des résistances, le Réseau d’épidémiosurveillance de l’antibiorésistance des bactéries pathogènes animales relève « une tendance globale à la baisse ou à la stabilisation ces dernières années, qui se poursuit en 2017 ».

Entre 2011 et 2017, la proportion de souches multirésistantes est en « diminution significative dans toutes les espèces, sauf chez les équidés pour lesquels on observe une augmentation sur les trois dernières années ».

V. Gu.
Un nouveau règlement européen sur les rails

Le 25 octobre 2018, le nouveau règlement du médicament vétérinaire a été adopté par le Parlement européen, pour une application sans transposition à la fin de l’année 2021.

Transmission des données

Le texte obligera chaque État membre à transmettre les données de ventes et d’utilisation des antimicrobiens par espèce : pour les porcs, volailles et veaux dans les deux ans après la date d’application, pour toutes les espèces animales productrices d’aliments dans les cinq ans après la date d’application, pour les autres animaux élevés ou détenus dans les huit ans après la date d’application.

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