Point d’Hannibal Lecter, ni de Frankenstein pour Halloween : cette année, des militants de l’association abolitionniste L214 ont choisi de se déguiser en… employés d’abattoir. Le 31 octobre 2017, les anti-viande ont profité de l’ambiance festive pour déambuler couvert de sang et interpeller les passants.

À Tours, ils étaient une trentaine, selon l’AFP. « Vous avez la possibilité de tester le bien-être en abattoir et de choisir votre méthode de mise à mort. Vous préférez qu’on vous perfore le crâne ? Qu’on vous électrocute ou qu’on vous gaze au dioxyde de carbone ? », questionne, mégaphone en main, Ludivine Daumain, porte-parole du mouvement dans la ville. Et d’ajouter : « Nous ouvrons les portes des abattoirs au public pour que les passants se mettent à la place des animaux pour qui Halloween, c’est tous les jours. »

Couteaux et scies en carton

Dans le cortège, des étudiants, mais aussi des retraités et des trentenaires sont habillés en employés d’abattoir. Certains simulent à terre l’égorgement des cochons. Combinaison maculée de sang, casque sur la tête, d’autres brandissent couteaux et scies en carton. Sur des panneaux, on peut voir des photos de vaches pendues à des crochets, de lapins en partie dépecés, de poulets égorgés.

Un des membres de l’association, équipé d’un ordinateur portable, montre les vidéos d’un mouton écartelé ou d’une brebis frappée à coups d’outils métalliques. « On a trop caché ce qui se passe dans les abattoirs, affirme Maxime Dubois, entrepreneur dans le secteur du bien-être à Tours. Nous demandons leur fermeture. Ces massacres de trois millions d’animaux par jour n’ont plus de sens dans nos pays développés. On peut très bien vivre sans protéines animales. Manger de la viande est juste un choix. »

Une vingtaine dans quelques villes en France

Ils étaient une trentaine également à Lille, selon la Voix du Nord. D’autres manifestations étaient prévues à Amien, Rouen, Bordeaux, et Toulouse. Ouest-France fait état d’une quinzaine de militants à Vannes, et le Télégramme de 12 autres à Saint-Malo : « 3 à 5 % des animaux sont démembrés et découpés vivants », assure l’un d’entre eux. Ils étaient une vingtaine à Reims.

Hélène Chaligne, avec l’AFP