Veaux, vaches, cochons… Face à l’afflux d’animaux de ferme, Brigitte Bardot a « lancé un SOS » auprès du ministre de l’Agriculture le mercredi 17 février 2021. Elle réclame une aide financière pour sa fondation qui recueille les animaux abandonnés ou en souffrance.

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Brigitte Bardot écrit à Julien Denormandie

« Rien qu’en février, nous devons organiser la prise en charge de l’accueil de cent bovins et 400 moutons en Seine-Maritime, 56 bovins en Dordogne, 150 bovins dans le Nord, 90 bovins dans les Deux-Sèvres, etc. chaque fois dans le cadre d’une procédure sanctionnant les mauvais traitements », indique Brigitte Bardot dans une lettre adressée au ministre Julien Denormandie.

La Fondation Brigitte Bardot a déjà « sous sa protection plus de mille équidés, autant de bovins, plus de 500 chèvres, 250 cochons ou encore 2 500 moutons », pour « un coût annuel de plusieurs millions d’euros », écrit l’ancienne actrice, célèbre désormais comme militante de la cause animale.

« Pour la première fois » depuis la création de sa fondation il y a 35 ans, elle dit devoir demander une aide à l’État, « face aux sollicitations toujours plus nombreuses de vos services vétérinaires. Nous ne sommes qu’en février et nous avons déjà dépassé la marge que nous avions prévue pour organiser la totalité des sauvetages de l’année », ajoute Brigitte Bardot.

Un plan de relance jugé insuffisant

« On est de plus en plus sollicité par les services vétérinaires. On a fait adopter mercredi au conseil d’administration un budget de 3,5 millions d’euros pour les pensions d’animaux de ferme. On est au taquet et on n’a plus la possibilité de préparer d’autres sauvetages », a déclaré Christophe Marie, porte-parole de la Fondation.

Il regrette que « le plan de relance du gouvernement concerne uniquement les animaux de compagnie et l’accueil des équidés. Il faudrait qu’il y ait une prise en compte de cette problématique spécifique des animaux de ferme », estime-t-il.

Dans le cadre de ce plan de relance, le ministre de l’Agriculture avait débloqué 14 millions d’euros pour que les structures de protection animale réparties sur le territoire français puissent continuer leur mission, financer des campagnes de stérilisation de chats et de chiens errants, rénover, mettre aux normes ou construire des refuges.

AFP