Pointant du doigt les limites de la méthode de calcul couramment utilisée pour évaluer l’impact environnemental des produits alimentaires, l’interprofession du bétail et des viandes (Interbev) annonce le lancement de travaux spécifiques pour les viandes bovines et ovines. Par sa contribution à l’expérimentation nationale portant sur l’affichage environnemental, Interbev souhaite proposer une méthodologie alternative à la seule prise en compte de l’analyse du cycle de vie (ACV).

À ce stade, certains biais persistent sur le projet d’affichage environnemental des produits alimentaires issus de modes de production plus durables. Interbev craint notamment de « détourner les consommateurs d’une viande de qualité respectueuse de l’environnement ».

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Quatre critères additionnels proposés

Dans ces travaux, menés en collaboration avec l’Institut de l’élevage et le cabinet de conseil Evea, Interbev souhaite intégrer des critères environnementaux additionnels tels que :

  • L’impact positif de l’élevage sur la préservation de la biodiversité. « Il sera évalué via un indicateur déterminant le nombre de m² de biodiversité préservé par kilo de viande produit », précise Interbev ;
  • La valorisation de l’herbe ;
  • Le stockage de carbone lié à l’élevage ;
  • L’entretien des paysages.

« Seront également étudiées, des pistes d’indicateurs sociaux à proposer à l’affichage », ajoute Interbev.

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Par ailleurs, la méthode de notation imaginée par Interbev prendra en compte des informations relatives aux pratiques d’écoconception développées au sein de la filière. Sous la forme d’un système de bonus/malus, Interbev évoque par exemple la prise en compte de la réalisation d’un diagnostic Cap’2ER, du taux de valorisation des coproduits ou encore de la lutte contre le gaspillage.

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Lucie Pouchard