« Ma vision, c’est celle d’une agriculture régénératrice. Le bio en fait partie, mais il n’est pas toute la solution », affirme Emmanuel Faber, PDG de Danone, dans une interview donnée à l’Express ce mercredi 21 février. Pour lui, « le consommateur est à la recherche de réassurance. Il ne se satisfait plus de la promesse donnée par la marque dans son chariot au supermarché. Il doute, et veut comprendre. »

« Restauration des sols »

Le patron de Danone souhaite ainsi « repartir d’une vérité scientifique fondamentale : tout part du sol », estimant que « la grande limite du système agro-industriel actuel, c’est d’avoir parié entièrement sur la plante en créant des semences de plus en plus performantes et en leur ajoutant des intrants de synthèse de façon à booster leur performance. Dans ce système, le sol n’est qu’un support, aujourd’hui épuisé. »

Pour parvenir à ce nouveau modèle, Emmanuel Faber compte « travailler avec des ONG et des experts, de façon à définir pour l’agriculture régénératrice un cahier des charges hyperclair et strict ». Le patron de Danone prévoit une enveloppe totale de 5 millions d’euros pour le financement de l’agriculture « régénératrice », dont un « fonds pour aider les agriculteurs à basculer dans ce nouveau modèle ».

Un « Green Friday » en septembre

En contre-pied au « Black Friday » (journée de soldes venue d’outre-atlantique, NDLR), Emmanuel Faber compte organiser un « Green Friday » en septembre prochain. « Une journée de mobilisation pour donner les moyens aux consommateurs de voter, à travers leur alimentation, pour le monde dans lequel ils veulent vivre, précise le PDG de Danone. Si cette journée est un succès, ça montrera que les consommateurs sont à la recherche de solutions pour faire bouger les choses. »

V. Gu.