Avec un bon de 3,4 %, « le secteur porcin enregistre la plus forte hausse, observe La Coopération agricole nutrition animale et le Snia dans leur bilan diffusé le 16 septembre 2020. Il est notamment tiré par l’augmentation conjointe » des formules destinées aux porcs à l’engraissement (+4,9 %) et aux truies (+3,1 %).

Évolution de la production d’aliments composés entre juillet 2019 et juillet 2020. © La Coopération agricole nutrition animale et Snia

La situation est plus contrastée dans le secteur avicole. Les fabrications progressent globalement de 1,0 % par rapport à juillet 2019, tirées par la demande pour le secteur des pondeuses (+6,5 %) et des dindes (+6,2 %). Les filières des palmipèdes et des pintades accusent un net ralentissement (–18,9 % et –17,8 %).

Quant à la production d’aliments pour bovins, elle recule de 1,6 %. Les volumes destinés aux vaches laitières reculent de 1,5 % et ceux pour les autres bovins de 2,0 %. La production de mash accuse également une baisse, de 2,5 % par rapport à juillet 2019.

Un début d’année en retrait

Sur les sept premiers mois de l’année 2020, la production globale d’aliments composés recule de 1,1 % », calculent La Coopération agricole nutrition animale et le Snia. C’est la « conséquence des baisses en aliments pour volailles (–1,3 %), bovins (–1,6 %), ovins/caprins (–0,9 %), lapins (–4,0 %). »

Évolution de la production cumulée d’aliments composés de janvier à juillet 2020 comparée à la même période de 2019. © La Coopération agricole nutrition animale et Snia

Le secteur porcin enregistre une progression de 1,5 %, porté par les aliments destinés aux porcs à l’engraissement (+1,9 %). En volailles (–1,3 %), l’augmentation en pondeuses (+3,3 %) et dindes (+2,9 %) ne compense pas les chutes en palmipèdes (–13,7 %) et pintades (–9,6 %).

Du côté des bovins, le repli global (–1,6 %) s’explique par un recul sur les formules destinées aux vaches laitières (–0,6 %) et encore davantage par celles pour les autres bovins (–3,8 %). Quant aux mashs, leurs fabrications chutent de 5,8 % sur les 7 premiers mois de l’année par rapport à l’an dernier.

Éric Roussel
Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

La demande de fin de mois se replie

Bien que le week-end prolongé de l’Ascension soit une période favorable à la consommation, le commerce pâtit d’un repli de la demande sur cette fin de mois. Les ménages, qui voient leur pouvoir d’achat impacté par l’inflation, se reportent davantage sur des produits bon marché comme le steak haché. Cela conduit à un rétrécissement annoncé des fourchettes de prix entre les réformes laitières et les races à viande d’entrée de gamme.