En octobre donc, la production globale d’aliments composés a atteint un peu plus de 1,6 million de tonnes. « Le recul de la fabrication d’aliments pour bovins se stabilise (–2,2 %), les vaches laitières restant la catégorie la plus touchée (–3,9 %) », détaillent Coop de France nutrition animale et le Snia dans leur note mensuelle diffusée hier, le 19 décembre 2017.

Les dindes et les palmipèdes toujours dans le rouge

Les volumes destinés aux porcins progressent de 3 % avec une reprise marquée pour les porcelets (+4,9 %) et les porcs à l’engrais (+2,8 %). « Les aliments pour volailles progressent de 1,3 %, grâce aux poulets (+5,1 %) et pondeuses (+5,2 %), contrebalançant les baisses en dindes et palmipèdes respectivement 5,6 % et 6,7 %. » Les aliments pour lapins limitent leur baisse à 2,0 %.

Depuis le début de la campagne, les fabrications pour les porcs se redressent de 1,1 %. Dans le secteur avicole, elles reculent, en particulier celles à destination des dindes (–9,0 %) et des palmipèdes (–9,4 %). La baisse est aussi de mise du côté des bovins, mais légère (–0,7 %), sous l’influence des vaches laitières (–2,4 %). Les mashs progressent nettement (+6,2 %).

En baisse sur les dix premiers mois de 2017

Évolution des fabrications d’aliments sur la période de janvier à octobre 2017 par rapport à 2016. © Coop de France nutrition animale et Snia

Sur les dix premiers mois de l’année, le bilan est en retrait de 0,5 % par rapport à la même période l’an passé. Seules les fabrications pour les bovins sont stables. En porcs, elles régressent de 1,5 %. En volailles, elles reculent de 1,4 %, avec des chutes marquées pour les dindes (–9,1 %) et les palmipèdes gras (–12,7 %). Les aliments pour lapins se replient de 6,7 %.