Michèle Boudoin, présidente de la Fédération nationale ovine, ne décolère pas alors que le plan stratégique national (PSN) est en cours de finalisation. « Nous avons été obligés de renoncer à notre projet initial qui prévoyait une aide ovine de base complétée par des bonifications (productivité, génétique, signe officiel de qualité….) », explique-t-elle le 9 juillet 2021.

L’élue se dit contrainte à opter pour cette position afin de protéger le montant de l’enveloppe dédiée à la prime à cause des modalités techniques du nouveau contrôle annuel des aides versées imposées par la future Pac.

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Baisse de trois millions d’euros par an

Cette enveloppe affectée à l’aide ovine devrait diminuer d’environ trois millions d’euros par an à partir de 2023. « Cela portera le budget ovin de 107 millions d’euros à 96,4 en 2027, explique Michèle Boudoin, fortement déçue car les propositions qu’elle avait remises au ministre de l’Agriculture avaient été bien accueillies. « Nous avons eu le sentiment que le projet de la FNO répondait en même temps aux voeux des pouvoirs publics français et à ceux de l’Union européenne », ajoute-t-elle.

Marie-France Malterre