Poussés par la loi Agec sur l’économie circulaire et après 18 mois de travaux, les industriels de l’agroalimentaire, dont Lactalis, Yoplait et Bigard, ont indiqué jeudi 27 janvier 2022 qu’ils « s’engagent à participer au financement de l’amorçage d’une filière française de recyclage du polystyrène ». Les produits concernés pourraient donc être les pots de yaourt ou les barquettes de viande ou de poisson.

L’enjeu du contact alimentaire

Actuellement, sur les cent mille tonnes de polystyrène mis sur le marché français chaque année, à peine 4 000 à 5 000 tonnes sont recyclés, en Espagne ou en Allemagne, dans des produits à « faible valeur ajoutée », indique Citeo, entreprise spécialisée dans le recyclage des emballages ménagers. Le reste finit enfoui ou incinéré.

L’enjeu des discussions entre les industries agroalimentaires et celles du recyclage était de permettre de retrouver une qualité de plastique de haut niveau permettant d’être réutilisé pour le contact alimentaire. Le recyclage dit chimique, qui retourne à la molécule d’origine, le permet.

Recyclage chimique

De tous les déchets en plastique dans les poubelles, le recyclage du polystyrène (PS), expansé ou non, est l’une des grosses lacunes à combler pour parvenir à réaliser l’objectif de 100 % de plastique recyclé fixé par le président de la République Emmanuel Macron.

Plusieurs annonces d’investissements ont eu lieu ces derniers mois pour des usines de recyclage chimique du polystyrène, qui doivent s’implanter d’ici à 2025, recensées par Syndifrais, l’organisation professionnelle des fabricants de produits laitiers frais, comme les projets de Michelin, Ineos, Indaver ou Trinseo.

Éric Young, d’après l’AFP