« Avec trois jours ouvrables supplémentaires par rapport au deuxième trimestre de 2015, le repli de la production, en données brutes, reste limité à 0,5 % sur un an, rapporte Agreste Synthèses IAA. En revanche, corrigé des jours ouvrables (CVS-CJO), le recul est plus sensible, –2,5 %. Cette baisse s’explique par la diminution conjointe des fabrications de boissons et de produits alimentaires. »

La production de viande se contracte

Malgré trois jours ouvrables supplémentaires au deuxième trimestre de 2016, « la production de viande et produits à base de viande, représentant 30 % de la production totale des industries alimentaires, s’est stabilisée sur un an, en données brutes, après trois trimestres consécutifs de hausse, relève Agreste. Elle s’est contractée de 2,7 % à nombre de jours ouvrables équivalents. »

Sur un an, elle reste en augmentation (+3,3 % en brut) du fait de la progression des abattages de porcs tirés par l’envolée de la demande asiatique, en particulier chinoise, mais aussi hongkongaise et japonaise, ainsi que par celle de bovins, la crise dans le secteur laitier conduisant à réformer davantage de vaches laitières.

En revanche, « les fabrications de viande de volaille se sont contractées de 5,3 % (en brut), en lien avec la baisse des mises en place de poussins et l’interdiction de celles de canards à gaver […] à la suite de la découverte de cas d’influenza aviaire, relate Agreste. La production de produits à base de viande a, elle aussi, reculé sur un an, de 1,7 % en brut. »

Moins de produits laitiers

Après deux trimestres de hausse, la production de produits laitiers s’est stabilisée sur un an au deuxième trimestre de 2016 (–0,2 % en brut) malgré trois jours ouvrables supplémentaires. Corrigée des jours ouvrables, la production de produits laitiers s’est contractée de 1,5 % sur un an, dans un contexte où la collecte de lait recule en France et ralentit globalement dans l’Union européenne.

L’évolution diffère toutefois selon les produits. Les fabrications de lait liquide, crème de lait et produits frais, de beurre et de glaces et sorbets ont poursuivi leur croissance. À l’inverse, les fabrications de fromages et de laits secs se sont contractées.

Repli de la boulangerie-pâtisserie

« Pour le deuxième trimestre consécutif, la production des produits de la boulangerie-pâtisserie et pâtes alimentaires s’est repliée au deuxième trimestre de 2016 sur un an », estime Agreste. Ce recul entamé au trimestre précédent s’est accéléré : –3 % sur un an en brut et –4,3 % en CVS-CJO. Celui de la production de biscuits, biscottes, pâtisseries de conservation a plus que compensé la hausse de la production de pâtes alimentaires.

« La production des produits du travail des grains et produits amylacés s’est contractée sur un an pour la première fois depuis le premier trimestre de 2014 : –3 % en brut et –5 % en CVS-CJO. Cette diminution s’explique par le recul de la production de céréales transformées (fabrication de céréales soufflées, grillées ou autrement transformées) et de produits amylacés (–4,7 % et –5,8 % en brut). » La production de farine a très légèrement progressé, de 0,3 % en brut.