La commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale a voté le 26 janvier 2022 pour une « trajectoire de baisse » des doses maximales d’additifs nitrés dans la charcuterie, conditionnée aux résultats de l’expertise de l’Anses (1) attendus pour la fin du premier semestre de 2022.

La réaction de la Fédération française des industriels charcutiers traiteurs (Fict) ne s’est pas fait attendre : celle-ci salue cette « décision de sagesse de la Commission […] renouvelant sa confiance aux autorités sanitaires officielles, a-t-elle déclaré le 27 janvier 2022.

« Remettre la science au cœur du débat »

Les amendements apportés à la proposition de loi du député Richard Ramos (MoDem) écartent le risque que celle-ci faisait planer sur la filière française de la charcuterie et la sécurité sanitaire des consommateurs, « car les nitrites les protègent de risques microbiens avérés, estime la Fict.

« La Commission a reconnu que les risques supposés brandis par le député Ramos et quelques lanceurs d’alerte non spécialistes de ces questions ne sont pas partagés par l’immense majorité de la communauté scientifique compétente aux niveaux mondial, européen et français. [Cette dernière, en] prenant en compte les avis de l’Organisation mondiale de la santé, continue de considérer que les charcuteries contenant des nitrites utilisés aux quantités réglementaires sont sûres pour la santé », ajoute-t-elle.

À lire aussi : Charcuterie, interdire les nitrites ajoutés, une loi sans l’avis de l’Anses ? (20/01/2022)

« Parmi les premiers » à avoir réduit l’usage des nitrites

Les entreprises françaises de charcuterie ont par ailleurs déjà réduit les quantités maximales de nitrites utilisés de 40 % par rapport à celles imposées par la réglementation européenne, souligne l’organisation. Le pays se place ainsi « parmi les pays du monde ayant le plus réduit l’usage des nitrites dans les charcuteries ».

Raphaëlle Borget

(1) Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.