Chaque année, un tiers des essaims meurt pendant l’hiver, et la situation semble empirer.

« Concrètement, (nous demandons) une aide d’urgence pour les apiculteurs sinistrés », a indiqué Loïc Leray, vice-président de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf).

Un mauvais suivi empêche les aides

Les dysfonctionnements du système de suivi de la mortalité, tant au niveau national que régional, limitent l’accès des apiculteurs aux aides. En Bretagne par exemple, certains apiculteurs détenant près de 50 ruches ont été oubliés, soulignent l’Unaf, la Fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP) et la Confédération paysanne dans un communiqué. Pourtant, précise Loïc Leray, le ministère s’était engagé mi-juin à « établir un état des lieux précis des mortalités sur l’ensemble du territoire ».

Une facture raisonnable

« Pour que les apiculteurs sortent la tête de l’eau, ce ne serait pas des montants très importants », a commenté José Nadan de la FFAP, évoquant 200 euros de perte de capital pour une ruche décimée, en plus de la perte de chiffre d’affaires.

« Ce n’est pas si important par rapport aux aides octroyées à d’autres filières agricoles assez régulièrement », a-t-il ajouté à l’issue de cette rencontre avec Audrey Bourolleau, conseillère agriculture d’Emmanuel Macron.

« Un environnement compatible avec l’apiculture »

Les apiculteurs ont de nouveau exigé des mesures contre les néonicotinoïdes. Selon l’Unaf, avant l’introduction dans les champs de ces substances au milieu des années 1990, les mortalités d’abeilles n’étaient que de l’ordre de 5 %.

I.L avec AFP