Ce n’est certainement pas le fruit du hasard si les organisations syndicales et professionnelles d’employeurs représentant l’industrie et les commerces en gros des viandes en France (CFE-CGC AGRO, Culture Viande, FGA-CFDT, FGTA-FO) ont réagi dans un communiqué de presse le 8 juin 2021. Elles y réaffirment leur soutien aux 45 000 professionnels de la viande face « aux attaques de groupuscules anti-viande ».

« Les syndicats de salariés et d’employeurs resteront à jamais mobilisés afin qu’ils puissent continuer à exercer leurs métiers avec fierté », soutiennent les quatre fédérations d’une seule voix. La veille, le 7 juin 2021, quatorze députés ont demandé au gouvernement de réaliser un audit généralisé de tous les abattoirs de France, une proposition aussi soutenue par l’association abolitionniste L214 dans une vidéo diffusée sur l’abattoir de Briec, dans le Finistère.

Ne pas décrédibiliser la filière de la viande française

Alors que les parlementaires LR pointent « des défaillances majeures des abattoirs » en s’appuyant sur les images de L214, les syndicats de l’abattage-découpe et de salariés rétorquent que le professionnalisme, le savoir-faire, la rigueur, la sécurité alimentaire, la bientraitance animale, le respect de l’environnement font partie de leurs « préoccupations quotidiennes ».

Sans mention directe de la proposition portée par les députés, les organisations professionnelles ajoutent que, sur l’ensemble du territoire, « la profession a élaboré un audit commun réalisé par des auditeurs indépendants, avec pour objectif le respect de la bientraitance animale à l’abattoir, et ce, dans toutes les entreprises d’abattage en France. »

Les quatre organisations rappellent également que les agents de l’Inspection vétérinaire, service du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, sont présents en continu au sein des abattoirs.

Lucie Pouchard